
C’est un soir de fin juin, ici à Montpellier. L’air est lourd, chargé de cette odeur de jasmin qui grimpe sur ma terrasse. D'habitude, c’est le moment où j’allume ma première clope de la soirée, celle qui marque la fin de la journée. Mais là, rien. Juste un vide immense et une tristesse qui m’est tombée dessus sans prévenir, comme un orage d’été.
Avant d'aller plus loin dans mes gribouillis nocturnes, un petit mot d'honnêteté : vous croiserez ici des liens affiliés. Lorsqu’un achat se fait par leur intermédiaire, une petite commission me revient, sans le moindre changement sur ce que vous payez. Je ne parle que de ce qui m’a réellement servi pendant mon propre sevrage, comme le programme que je suis en ce moment.
Le deuil d'une vieille amie encombrante
Ce soir, l’odeur du jasmin sur ma terrasse me semble soudainement agressive et triste. C’est idiot, non ? C’est parce qu'elle n'est plus mêlée à la fumée. On nous parle toujours du manque physique, de la nicotine qui hurle, mais personne ne m’avait prévenue pour ce sentiment de deuil. J’ai l’impression d’avoir perdu une confidente, une amie qui était là dans chaque moment de stress, chaque joie, chaque attente.
Je réalise que je ne manque pas seulement de nicotine, mais que je porte le deuil d’une identité. Qui est Aurélie sans sa cigarette à la main ? Je me sens nue, un peu vulnérable. Pourtant, je sais que mon corps, lui, me remercie déjà. Il paraît qu'il ne faut que 20 minutes pour que le rythme cardiaque commence à se normaliser après la dernière taffe. C'est fou de se dire qu'en vingt minutes, on répare déjà un peu les dégâts, alors que dans ma tête, c'est le chaos total.

Le crash après une dizaine de jours
Après une dizaine de jours, j’ai eu mon premier vrai moment de flanche. Je cherchais un stylo dans mon sac et, par pur réflexe, mes doigts ont fouillé frénétiquement chaque recoin à la recherche de mon briquet. Quand j'ai réalisé qu'il n'y avait plus rien à allumer, je me suis effondrée en larmes au milieu de mon salon. Ce n'était pas une envie de fumer, c'était une détresse profonde, un sentiment d'abandon.
Pour moi qui travaille souvent dans le milieu de la restauration et des bars ici, les conseils classiques du genre « évitez les déclencheurs » me font doucement rire. Mon environnement de travail est un déclencheur géant. Entre les clients qui fument en terrasse, le stress du service et les collègues qui s'échappent pour une pause rapide, je suis en plein dedans. Je ne peux pas fuir. Je dois apprendre à traverser cette tristesse au milieu du bruit et de l'odeur de bière fraîche.
J'ai ressenti cette sensation de poids sur la poitrine, comme si mon cœur était physiquement lourd de ce manque pendant trois jours consécutifs. Ce n'est pas de l'asthme, c'est juste la mélancolie du fumeur. Pour m'aider à garder un cap, je m'appuie sur le Defi 30 jours pour arreter de fumer. Ça me donne une structure quand j'ai l'impression de couler, même si je reste consciente que je ne suis pas médecin. Si vous vous sentez vraiment mal, parlez-en à votre généraliste ou appelez le 39 89, c'est important.
Un dimanche soir de juillet : la remise en question
Le moral a encore flanché un dimanche soir de juillet. Vous savez, ce moment où le week-end se termine et où l'angoisse de la semaine remonte. Je me suis surprise à penser : « Est-ce que je serai toujours aussi intéressante en soirée sans cette contenance que me donnait la cigarette entre les doigts ? ». J'avais peur de devenir une version ennuyeuse de moi-même, une fille qui ne sait plus quoi faire de ses mains.
C’est là que j’ai repensé aux chiffres que j'avais lus pour me motiver. La fumée, c’est plus de 7000 substances chimiques. Sept mille. En y repensant, ma tristesse est peut-être juste une réaction de mon cerveau qui fait sa crise d'ado parce qu'il n'a plus sa dose de poison habituelle. J’ai commencé à retrouver mon souffle après avoir arrêté de fumer au quotidien, et même si mon moral est en dents de scie, mes poumons, eux, commencent à revivre.
Dans ces moments de solitude, j'essaie de trouver de nouvelles façons de comment occuper l'ennui après avoir arrêté de fumer. Parfois c'est juste griffonner dans ce journal, parfois c'est sortir marcher dans les ruelles de l'Écusson jusqu'à ce que mes jambes soient plus fatiguées que mon cerveau.

Le déclic du mois d'août
Au début du mois d'août, en relisant mes premières notes de ce défi de 30 jours, j'ai eu un déclic. Cette tristesse n'est pas une ennemie, c'est une étape. Mon cerveau est en train de réapprendre à produire de la dopamine tout seul, sans l'aide d'un bâtonnet de tabac. C'est un processus chimique, presque mécanique. Ce n'est pas que je suis malheureuse, c'est que je suis en réparation.
Je commence à accepter ce nouveau calme. La mélancolie s'estompe doucement pour laisser place à une fierté fragile, mais bien réelle. Je ne suis plus la fille qui a besoin d'une béquille pour affronter un coup de feu au bar ou une soirée entre amis. Je suis juste moi, avec mes émotions à vif, mais plus authentiques.
Si vous cherchez aussi un cadre pour traverser ces montagnes russes, il existe des options comme le ZERO CIGARETTE COACHING qui peuvent aider à ne pas se sentir seul dans la tempête. Mais l'essentiel, c'est de s'écouter et de s'autoriser à être triste. On ne quitte pas dix ans de vie commune avec le tabac sans verser quelques larmes.
Ce soir, je termine mon journal avec une tasse de tisane bien chaude. Pas de cigarette, pas de cendrier plein, juste le silence de Montpellier la nuit. C’est un peu vide, oui, mais c’est un vide que je vais pouvoir remplir avec autre chose. Si vous sentez que vous craquez, rappelez-vous que cette tristesse est la preuve que vous êtes en train de changer. Et si vous voulez vraiment vous lancer, le programme que je suis est un bon début pour tenir bon : rejoindre le défi des 30 jours. On se retrouve demain pour la suite.