Aurélie Bonnet

Écrit pour Mon Défi Liberté

À propos

Le jour où j'ai décidé d'arrêter de fumer, j'ai croisé mon voisin du dessus, Jérôme, dans l'escalier de l'immeuble. Il venait de prendre la même décision, le matin même, sans qu'on se soit concertés. Depuis, on s'envoie un texto quand une envie devient trop forte, et l'entendre marcher chez lui, le soir, me rassure plus que je ne l'aurais cru.

J'ai 35 ans, je travaille dans l'administration scolaire à Montpellier, et j'ai fumé pendant une douzaine d'années, toute ma vingtaine et un peu au-delà. Les cigarettes du matin, celles d'après le déjeuner, celles du soir avant de dormir : l'habitude était installée depuis longtemps.

Sous la lumière jaune de la hotte, une fois la vaisselle faite et l'appartement redevenu silencieux, j'écris une page par jour, parfois deux quand la soirée a été longue : les envies qui arrivent sans prévenir, les nuits où je tourne en rond, les jours qui passent sans même que j'y pense. Rien n'est réécrit pour paraître plus propre le lendemain.

Une collègue de bureau, Coralie, est l'une des rares personnes au travail à savoir que j'arrête. Elle ne pose pas de questions inutiles, elle apporte juste un magazine à feuilleter les jours où mes mains ont besoin d'occupation. C'est à peu près le niveau de soutien dont j'ai besoin : présent, sans commentaire.

Ce que je raconte ici vient uniquement de mon sevrage en cours, pas d'une formation de tabacologue ni d'un métier dans la santé. Pour une question médicale ou une situation qui inquiète, mieux vaut se tourner vers un médecin, un pharmacien, ou le 39 89 (Tabac Info Service) que vers ce journal.

Publications de Aurélie Bonnet

Avis

Petit mot d'honnêteté : vous croiserez ici des liens affiliés. Lorsqu'un achat se fait par leur intermédiaire, une commission me revient, sans le moindre changement sur ce que vous payez. Je ne parle que de ce qui m'a réellement servi pendant mon propre sevrage.